Terre et femmes


Émotions pendulaires lovées au céladon larvaire à peine effeuillées par la danse des phacélies en prières courbes, ici mangent les araignées calligraphes des transparences outrepassant ces sorbets sanguins si intimes aux squelettes des dehors indociles suffisamment carcasses connaisseuses pour enquiller quelques cailloux à leurs cocons que caressent les bourgeons femelles fushia du noisetier puis masse le mistral les romarins murmurant alors le mauve amoureux d'abeilles sauvages enfants des calices et des pistils peut être s'y filent ces semences suspendues lorsque d'autres éclatent à la gourmandise des campagnols dont les globes gobent tous photons avant de louer leur labyrinthe aussi argile mère goulue que les courtilières sous la plaine après les collines qui ne cessent de flûter nos nuages sauveurs et écrins des demains ou s'écrit déjà la victoire des terres et des femmes.